jeudi 26 mars 2015

Introduction

Le principe de la fabrication de méthane par des digesteurs n'est pas nouveau. En  Chine  ou en Inde, ce système de production est fréquemment utilisé en milieu rural. On parle alors de digesteurs familiaux, servant à fournir du gaz pour la préparation des repas et ayant comme biomasse de base les déjections animales de la ferme...

Dans les pays occidentaux, les unités de production sont pour la plupart de tailles importantes et sont gérées par des agriculteurs ou des communes. Les uns transforment principalement des lisiers et fumier, tandis que les autres traitent plutôt des boues d'épuration.
Ces unités de production fournissent des dizaines, voire des centaine de kilowatts heures,  mais, évidemment, nécessitent des investissements matériels et financiers conséquent.
Beaucoup hésitent donc à se lancer dans l'aventure,  bien que la méthanisation soit un processus naturel.
La gestion des ressources (quantité, qualité, constance des matières premières à traiter),la taille des installations (pré-digesteurs, digesteurs, gazomètres, co-générateur...) posent principalement des problèmes techniques.

    D'autre part, depuis déjà plusieurs années et sous l’impulsion des pouvoirs publics  (français et européens) des milliers de foyers se sont lancés dans la production d’énergie renouvelable, à renfort de panneaux solaires, éoliennes et autres petites génératrices et revendent le surplus d’énergie à EDF.
   Ce principe est dorénavant bien entré dans les mœurs et il n’y a plus rien de marginal, mais au contraire gratifiant de produire de l'électricité "verte".
Le côté pratique mais risqué de la chose est qu’une fois le matériel installé, le "producteur" n'a plus qu'à attendre le rayon de soleil, ou la bourrasque... et bien sûr, payer le crédit contracté pour son installation...

   Je me suis donc demandé pourquoi la production d’électricité par le biais de la méthanisation artisanale ne serait pas envisageable...

   En allant plus loin, serait t’il possible, à une personne, une association, ou une petite entreprise de vivre décemment de cette activité que serait le métier de "méthanier artisanal" ?
Collecter de la biomasse, la transformer en méthane pour produire de l'électricité, tout cela a l'échelle "humaine".
Après tout, le bûcheron n'est qu'un collecteur de biomasse, quand il coupe du bois de chauffage...Il est donc un fournisseur d'énergie indépendant.

Certe, il existe déjà des structures agricoles, mais celles-ci disposent à la base de leur propre filières d’approvisionnement (fumiers, lisiers, fond de cuves...)

En faisant pas mal de recherches, tant au niveau des technologies actuelles, des matériaux, des gisements de matières premières exploitables, je suis arrivé à la conclusion qu’il y avait une piste inintéressante à explorer.

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